Le nom de la localité, Baile Atha an Riogh, est d’origine irlandaise ; ce nom indique que le gué à cet endroit devait être important avant l’ère normande. En effet, comme aucun roi de quelque sorte n’est connu pour son lien avec la région à aucun moment, le nom devrait ainsi sans doute être traduit en « Gué de la rivière » plutôt que « Gué des rois » comme il a été suggéré, « rige » étant un ancien mot indo-européen associé avec les rivières. De nombreuses rivières sont appelées Rye, y compris une d’entre elles rejoignant la Liffey à Leixlip, et d’autres dans le Yorkshire et l’ile de Wight- de la même manière le Rhin peut tirer son nom d’un dérivé du même mot. Ceci pourrait en outre expliquer la prononciation du non de la ville à l’heure actuelle : il serait certainement prononcé « Athenri » et non pas « Athnera-i » s’il y avait des rois impliqués dans son histoire.
 La rivière qui coule à Athenry s’appelle « Clareen », et donne son nom à la localité de Clarenbridge, l’endroit où elle se jette dans la mer.

L’histoire de la ville peut être vue à travers ses monuments. Le plus ancien bâtiment qui subsiste dans la localité est le château, construit au gué par Meiler de Bermingham, probablement un peu avant 1240. Ce château, un des plus beaux châteaux du 13ème siècle restant en Irlande, consiste de nos jours en un donjon à 3 niveaux (les pignons furent ajoutés à son sommet durant le 15ème/16ème siècle) entouré d’un mur d’enceinte solide qui avait deux tours de coin et un coin en contrefort proche de la porte hautement fortifiée – le bâtiment n’occupant pas la place centrale, mais surplombant le mur d’enceinte au nord-est, ce qui démontre la nécessité d’une tour de défense à cet endroit. Le château d’Athenry a été rénové par le Bureau des Travaux Publics.

Meiler de Bermingham est également instrumental dans la construction du prieuré dominicain de Sts Pierre et Paul. Sa construction commença en 1241 et se termina en 1261 ; Meiler mourut en 1252 et y est inhumé. Le prieuré subit diverses destructions, incendies, restaurations et agrandissements durant sa longue histoire, ces phases successives étant clairement apparentes à travers les styles architecturaux et sculpturaux divers visibles dans les ruines telles qu’elles existent de nos jours. Le prieuré détient encore un certain cachet, notamment grâce à une élégante collection de pierres tombales du 17ème siècle, ainsi que des plaques murales. Certaines d’entre elles sont particulièrement intéressantes, notamment la pierre tombale de John Burke et sa femme qui porte la date du 12 octobre 1627 ainsi qu’un élégant ouvrage entrelacé typique de la « renaissance celtique ». Digne d’attention également est la pierre tombale datée de 1631, qui non seulement est décorée de sculptures entrelacées, mais aussi d’une tête de hache et d’autres outils. Tout aussi intéressante est la tombe datée de 1682 commémorant un forgeron nommé Tannian. D’autres pierres tombales possèdent des sculptures de charrues ou parties de charrues, indiquant ainsi le statut agricole de ceux commémorés.

L’enceinte d’Athenry est de loin la plus remarquable enceinte médiévale subsistant à ce jour en Irlande. Une subvention pour murage pour une durée de 3 ans ayant été obtenue en 1310 laisse à penser que la cité fut probablement entourée de son enceinte dans ces années-la. L’histoire cependant rapporte que la cité fut fortifiée après la bataille d’Athenry qui eut lieu le 10 août 1316, durant laquelle les Anglo-normands,  menés par William de Burgo et Richard de Bermingham, infligèrent une défaite à Feilim O’ Connor, roi de Connacht, qui était aidé par les princes de Thomond, Meath, Breffny et Commaicme, la défaite ayant en conséquence sérieusement affecté la campagne irlandaise de Edward Bruce. Les archives peuvent cependant simplement signifier que les murs furent reconstruits en pierre, les murs originaux ayant été construits en bois, ou encore que les murs existants furent fortifiés par l’addition de tours.  
Seulement une des cinq portes de la ville subsiste à ce jour, la Porte Nord, qui est peut-être une addition de la fin du 16ème siècle ou du début du 17ème siècle. La plus grande partie de l’enceinte est encore debout, ainsi que cinq de ses tours (la base d’une sixième fut détruite accidentellement il y a quelques années). L’enceinte d’Athenry n’avait pas un bon caractère militaire étant donne qu’elle était très étroite, mais cela ne l’empêchait pas de posséder des remparts à son sommet. La défense majeure, cependant, consistait en un fossé large et profond, dont on peut deviner les traces à l’extérieur des murs. Les murs, tours et fossé furent construits pour apporter protection et un certain statut à la ville.

Les ruines de l’église collégiale Ste Marie, l’ancienne église paroissiale d’Athenry, datent du milieu du 13ème siècle. Elles ont été à tort identifiées comme étant les ruines  d’un prieuré franciscain, à cause d’une erreur de traduction du nom latin pour Adare, situé dans le comté de Limerick. Apparemment fondée aux environs de 1240, elle devint collégiale par ordre de l’archevêque O’Murray de Tuam en 1484 ; elle fut détruite en 1574 par les fils du comte de Clanricard. En 1828, une nouvelle église pourvue d’une flèche particulièrement élégante fut construite en son chœur et fut utilisée par l’Eglise d’Irlande jusqu'il y a quelques dizaines d’années.
En 1629 la permission d’avoir un marché régulier et une foire en octobre fut donnée au Sieur William Parson, marchand. Le marché avait lieu chaque dimanche dans la ville, à l’endroit où les restes d’une très impressionnante croix de marché est encore sur pied. Cette croix est unique en Irlande, étant de type « lanterne » ou « tabernacle », et date de la fin du 15ème siècle. La foire avait lieu juste en dehors de l’enceinte, proche de la porte donnant sur la route de Galway. Le site de cette foire est désigné sur les cartes anciennes comme « Pré de la foire de Parson » et peut être localisé grâce à une grande pierre contenant une cavité rectangulaire coupée en son sein afin d’y loger une croix auprès de laquelle les affaires étaient faites.

En février 1597 Red Hugh à O’Donnell mit la ville à sac, et suite à cela la ville tomba dans un réel déclin, interrompu brièvement en 1644 quand le prieuré dominicain fut transformé en université, finalement détruite par les Cromwelliens en 1652.  L’arrivée du chemin de fer dans le cours du 19ème siècle, qui fit d’Athenry une jonction importante, ressuscita la ville, et cette dernière a depuis lors lentement retrouvé son importance d’antan.

 

Researched and written by Professor Etienne Rynne
(c) 2000 Etienne Rynne

 

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